Festival Quartiers Danses : La grande fête de la danse contemporaine

Festival Quartiers Danses : La grande fête de la danse contemporaine

Un des plus beaux festivals de la rentrée autour de la danse contemporaine, rien que la danse. Le Festival Quartiers Danses, qui se tiendra du 9 au 19 septembre prochain, propose des spectacles en salle ainsi que des spectacles gratuits à ciel ouvert. Une mission que s’est donnée le Festival depuis sa création et qui tient à cœur à son fondateur, Rafik Hubert Sabbagh : rejoindre le plus grand nombre, les initié·es comme les néophytes.

La programmation est foisonnante et le nombre de chorégraphes et de danseur·euses invité·es impressionnant. Comme chaque année depuis 26 ans, le Festival Quartiers Danses tente d’offrir un vaste panorama de la danse contemporaine, ici au Québec, mais aussi à l’étranger, avec cette année un focus sur l’Asie. Pour son fondateur, la danse contemporaine se doit d’aller vers le public et donc de lui en faciliter l’accès, notamment par la gratuité.

« J’ai toujours souhaité démocratiser la danse, dans le vrai sens du terme, réussir à ce que le public ressente un moment de poésie, d’unité, voire de communion avec les artistes. C’est pour cela que nous privilégions de petites salles comme la 5e Salle de la Place des Arts, où la rencontre entre la scène et la salle est plus facile », commente Rafik Hubert Sabbagh en entrevue.

Parmi les spectacles en salle à retenir

Sensibilités et marginalités
Retenons, pour cette édition 2026, la soirée consacrée à Lina Cruz et Sonia Gómez avec 
Sensibilités et marginalités. La chorégraphe montréalaise d’origine colombienne Lina Cruz présentera 1+1 Miniatures, une chorégraphie où se rencontrent humour, précision physique et influences multiculturelles. La soirée accueillera également la pièce ELK de l’artiste catalane Sonia Gómez. Les deux artistes partagent une même recherche autour du corps, de l’identité et de la marge.

Regards, voix et corps
Regards, voix et corps offre la rencontre entre deux chorégraphes aux démarches fortes et singulières, et surtout féministes, et porte notre regard sur la chorégraphie contemporaine hongkongaise. Béatrice Larrivée, une habituée du Festival, présentera Maintenant, nous, avant de laisser la place au solo de KT Yau Ka Hei, The Moment 刻. Pour les deux artistes, une même quête d’expression et de présence.

Répétitions et résiliences
La soirée commencera avec la chorégraphe Suzanne Miller et What Belongs to Us, suivie du solo Just de David Rancourt (PPS). Pour finir, les artistes de Vancouver Livona Ellis et Rebecca Margolick offriront leur duo Fortress.

Le Smile Club – immersif
Les frontières entre les genres disparaissent ou fusionnent. Smile Club – immersif propose une expérience unique : le public, entouré de danseur·euses, évolue au cœur de l’action.
À mi-chemin entre la danse, les rituels et le cinéma, avec des projections sur les murs, Smile Club – immersif joue habilement sur les illusions et les sensations. Une création audacieuse de Kyra Jean Green, dont le travail est marqué par la fusion de la danse contemporaine et des arts médiatiques.

 

Le Festival investit les places de Montréal
Le Festival Quartiers Danses est connu pour envahir les places de Montréal. Une opportunité de découvrir des danseur·euses et des chorégraphes émergent·es, mais aussi de grandes figures de la danse québécoise et internationale. Du Marché Atwater aux Jardins Gamelin, en passant par le belvédère Kondiaronk du mont Royal, la Place du Village, la Place des Festivals ou encore l’Esplanade Tranquille, les rendez-vous gratuits se multiplient, pour le plaisir des sens, pour participer et s’initier. En tout, une vingtaine de spectacles à ciel ouvert pour toustes. Créé en 2000 par Rafik Hubert Sabbagh, le Festival Quartiers Danses n’a jamais dérogé à la philosophie de son fondateur. Entre autres, donner la possibilité à de jeunes créateur·ices de se produire.

Le Festival a joué le rôle d’incubateur pour beaucoup d’artistes qui connaissent aujourd’hui des carrières internationales. Mais il s’agit aussi de rendre la danse accessible au plus grand nombre en allant vers un public qui ne se déplace pas nécessairement vers les salles de spectacle, souvent pour des raisons financières. Et le Festival ne raccroche pas ses chaussons après le 19 septembre puisque, depuis 13 ans, un département de médiation culturelle a été créé dans le but de rejoindre des populations ciblées et diversifiées, comme les personnes immigrantes ou celles vivant en RPA, en collaboration avec divers partenaires communautaires et culturels de la ville de Montréal.

 

Rafik Hubert Sabbagh tire sa révérence avec cette édition : mission accomplie
« S’il y a une chose que je connais dans le monde, c’est la danse. J’ai commencé à 5 ans.
J’ai passé ma vie à la consacrer à la danse et j’en ai connu toutes les facettes, de danseur à chorégraphe, enseignant, directeur de ma propre compagnie, témoigne Rafik. Tout ce bagage-là, j’ai voulu le donner aux jeunes avec ce festival qui est aujourd’hui reconnu et respecté aussi bien au Canada, au Québec qu’à l’international. Et il va continuer après moi avec la force vive de la jeunesse. » Si Rafik Hubert Sabbagh se retire de ses fonctions, il n’est pas certain qu’il prenne sa retraite. Il a encore des rêves à réaliser, des projets sûrement du côté de la création.

Les amateurs de danse urbaine auront quant à eux rendez-vous le mercredi 16 septembre à 17 h 30, à l’Esplanade Tranquille/Rue Sainte Catherine, pour un Battle Exhibition de 30 minutes mettant en lumière de jeunes talents de la scène krump montréalaise, présenté en collaboration avec le Montreal Krump Alliance. Célébrant la créativité, l’improvisation et l’énergie propre au krump, l’événement sera suivi d’un atelier d’initiation gratuit et inédit de 30 minutes, offert par 7Starr, artiste de krump de renommée internationale. Une occasion unique de découvrir cette discipline et de s’initier à son langage, aux côtés d’une figure majeure de la scène krump.

Le jeudi 17 septembre, deux rendez-vous ponctueront la journée. À midi, sur la rue Sainte-Catherine devant l’Esplanade Tranquille, Acting for Climate Montréal présentera Qu’est-ce que j’en ferais ?, une performance en duo aux accents circassiens, suivie de Tēthýs, un solo de la chorégraphe montréalaise Anna Protsiou, contorsionniste, qui puise elle aussi dans l’univers du cirque pour repousser les limites du mouvement et de la physicalité. Puis, à 21 h, la Place des Festivals accueillera une nouvelle soirée du projet « D’images en mouvements », présenté en codiffusion avec le Partenariat du Quartier des spectacles. Après la projection du court-métrage HERBERT, Pauline Gervais présentera un solo de danse inspiré du film que celle-ci a co-réalisé avec Alexandre Paskanoi, faisant dialoguer l’univers cinématographique de l’œuvre avec sa gestuelle fluide et viscérale, ainsi que Sandy Silva, qui présentera une performance de danse inspirée du court-métrage Home, que celle-ci a co-réalisé avec Marlene Millar

L’expérience se poursuivra le vendredi 18 septembre à 21 h, au même endroit, avec une soirée où projections et performances dialogueront à nouveau. Après la projection du film EXUVIAE, co-réalisé par Marites Carino et la compagnie Tentacle Tribe, cette dernière présentera une performance inspirée de l’œuvre, dans un langage physique qui fusionne danse contemporaine et influences urbaines. La soirée se poursuivra avec le film Am I What I’m Not, co-réalisé par Cai Glover et Max Machado, suivi d’une performance de Cai Glover inspirée du court-métrage, explorant avec sensibilité les notions d’identité, de transformation et d’appartenance.

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