Cette année encore, le Festival Quartiers Danses (FQD) présente en partenariat avec le Festival International du Film sur l’Art (FIFA) la sélection de courts-métrages de danse des co-commissaires Marlene Millar et Rafik Hubert Sabbagh : une programmation de 10 films époustouflants mélangeant danse et cinéma de réalisateurs provenant du Québec, de Finlande, de France, d’Italie et de Pologne – disponible pour un temps limité le 19 septembre à 14h.

Le visionnement en maintenant terminé.

Merci d’y avoir assisté!

Courts-métrages présentés

Durée: 19:34 min

ORE par Kim-Sanh Châu et Ray Lavers

ORE (2017) est une vidéodanse filmée à Saigon (Vietnam) qui suit 11 interprètes dans cette ville riche et chaotique. Ancré dans un langage chorégraphique et cinématographique épuré, Kim-Sanh Châu et Ray Lavers posent deux regards subjectifs sur cette ville à laquelle ils sont liés, sans pour autant la comprendre pleinement. Leur travail dialogue avec l’espace et met en lumière la lenteur. ORE est la seconde vidéodanse d’une trilogie tournée au Vietnam, complétant Inner Smoke (2016) et Nước màu đen (Les Eaux noires, 2020).

À propos des réalisateurs

Kim-Sanh Châu (chorégraphe et vidéaste) et Ray Lavers (directeur photographie) sont basés entre Montréal et Saigon (Vietnam). Ils coréalisent des vidéodanses depuis 2015, à la recherche constante d’un équilibre entre chorégraphie et travail de caméra. Leurs vidéos ont été présentées au Canada, au Vietnam, en Malaisie, en Colombie et dans plusieurs pays européens.

Crédits: Interprétation: Dương Văn Quý, Kim-Sanh Châu, Lê Quốc Huy, Lê Hữu Phước, Nguyễn Christina, Nguyễn Mạnh Quyền, Nguyễn Ngọc Tân, Phạm Ngọc Anh, Nguyễn Vũ Hoàng Minh, Sabra Johnson, Trần Trọng Nghĩa, Võ Hồng Nhung. Musique originale: Chittakone Baccam (Hazy Montagne Mystique). Conception sonore: Sandy Pinteus 

Durée: 5:46 min

Time Subjectives in Objective Time par Kati Kallio

Time Subjective in Objective time s’intègre dans la série Searching for Flow de la réalisatrice Katie Kallio. Cette commande de la Ural Industrial Contemporary Art Biennale a été réalisée en collaboration avec le groupe de danse Zonk’a. Le tournage a eu lieu dans une usine désaffectée alors qu’elle subissait des rénovation en prévision de la Biennale. Trois danseurs y guident le regard des spectateurs dans un endroit où les temps passés et présents se sont solidifiés. Dans ce parcours méditatif, les danseurs prennent les rôles de soutien alors que c’est le bâtiment qui devient le personnage principal.

À propos de la réalisatrice

Kati Kallio est une cinéaste, commissaire, danseuse et chorégraphe finlandaise qui détient une maîtrise en danse de l’Académie de Théâtre de UniArts Helsinki. Depuis 2008, son travail est paru dans des films de danse qui ont été projetés et diffusés à travers le monde. Elle est l’une des pionnières de la vidéodanse en Finlande et a été la directrice artistique du Loikka Dance Film Festival entre 2015 et 2018.

Crédits: Interprétation: Anna Schekleina, Aleksandr Frolov, Polina Nertitsa-Pankova. Direction photo, caméra, édition: Antti Ahokoivu. Choreographie: Anna Schekleina, Aleksandr Frolov. Musique et son: Abdissa Assefa. Assistants: Veronica Nakrokhina, Mikhail Pantelee. Photographie: Aleksey Patentniy. Co-Producer / NCCA in Russia: Valentina Anufrieva. Co-Producer / Dance Information Center in Finland: Anita Parri

Durée: 3:21 min

The Brunette par David Latreille

À titre de suite directe à THE BOUDOIR (2014), THE BRUNETTE (2018) est une psychose via la danse électrisante d’une femme en relation directe avec son environnement. Pour ce deuxième volet, THE BRUNETTE fige l’humain au beau milieu d’une nature qui gagne face à la destruction humaine.

À propos du réalisateur

David Latreille signe tous ses films avec la femme comme personnage principal. Ses oeuvres cinématographiques sont toujours soulignées par une forte présence visuelle et musicale qui ne laisse personne indifférent. Ses deux derniers courts-métrages, RACHEL et THE BOUDOIR ont été présentés et primés dans plusieurs festivals internationaux.

Crédits: Interprétation, costumes: Catherine Laframboise-Desjardins. Direction photo, caméra: Nicolas Vennes. Montage, direction artistique: David Latreille. 

Durée: 12:03 min

MASS par Fu LE

MASS est une vidéo-danse de 10 minutes tournée en plan-séquence avec 40 danseurs amateurs. Les images de foule sont de plus en plus récurrentes et emblématisent les bouleversements actuels, évoquant tour à tour fêtes, migrations, manifestations, rassemblements ou encore le quotidien des métropoles.

Ce film est un travail sur la masse, avec toute l’ivresse qu’elle peut inspirer, une confrontation de l’individu aux mouvements de foule, afin d’observer la manière dont il résiste ou se laisse immerger.

À propos du réalisateur

Fu LE est un vidéaste primé à l’international et chorégraphe de la compagnie Tetrapode. Diplômé des Arts Appliqués de Paris, il se forme à la danse contemporaine en Amérique du Sud et en Europe, puis à Taiwan où il questionne les mutations sociales liées à l’urbanisation. Il évolue entre la danse, la sculpture et la vidéo, avec pour objectif de lier les arts à l’intimité du corps. Son approche cinématographique est basée sur la pratique du plan-séquence et la gestion chorégraphique de la caméra.

Crédits: Interprétation: Association Danse en Seine. Direction photo: Adrien Gontier. Caméra: Fabienne Roussignol. Montage: Bizaroïd. Direction artistique: Fu Le. Musique: Harun Bayraktar & Tom Jarvis.

Durée: 7:13 min

Wrap Me Up par Brittney Canda et Vincent René-Lortie

Dans un centre communautaire miteux, un groupe d’inconnus s’est réuni dans l’espoir de combler un manque de connexion humaine. Alors que la leader, Sheenah Ko, commence à chanter, sa voix ensorcelle le public et crée une frénésie violente au sein des spectateurs.

À propos de la réalisatrice

Brittney Canda est une danseuse contemporaine, chorégraphe et enseignante basée à Montréal. Elle performe régulièrement au sein d’un spectacle interdisciplinaire et interactif avec la musicienne Sheenah Ko et est membre de la compagnie de Kyra Jean Green Trip The Light Fantastic. L’amour de Brittney pour la danse, le cinéma et la musique l’ont menée à collaborer avec des musiciens reconnus tels que The Barr Brothers, Richard Reed Parry, Elisapie, Calum Graham, and Michael Bernard Fitzgerald.

Crédits: Interprétation: Alisia Pobega, Andrea Ward, Chad Erick Concepcion, Jérôme Simard, Holly Greco, Karl Abraham, Lola Ryan, Miranda Chan, Elizabeth Powell, Sheenah Ko, Brittney Canda, Nicolas Boivin, Roya The Destroya. Direction photo: Alexandre Nour. Montage: Vincent René-Lortie. Direction artistique, costumes: Geneviève Boiteau. Telescope Films – Production. Samuel Caron – Producteur. Chorégraphe – Brittney Canda. Musique – Sheenah Ko

Durée: 3:42min

ALTA par Antti Ahokoivu

Éléments organiques dans un monde cimenté.

À propos du réalisateur

Antti Ahokoivu est un cinéaste indépendant originaire de Oulu en Finlande et maintenant basé à Helsinki. Ahokoivu a étudié le cinéma dans six pays différents lors de l’ère du glissement du film vers le digital. Il utilise la prévisualisation comme outil pour atteindre la collaboration et la bonne communication dans le travail. Ahokoivu s’intéresse spécifiquement aux films de danse pour la qualité visuelle qui découle de l’absence de communication verbale.

Crédits: Interprétation: Minttu Pietilä, Guillermo Sarduy. Direction photo, montage: Antti Ahokoivu. Costumes: Marja-Liisa Ahokoivu. Musique: Juho Luukkainen.

Durée: 7:31 min

Walls of Limerick par Arturo Bandinelli
(Festival International du Film sur l'Art)

Ce film est une prise de position sur les effets que peuvent avoir sur les gens les frontières dures et politiquement renforcées. Walls of Limerick offre au spectateur une fenêtre sur le monde intérieur des danseuses, là où elles se réfugient pour échapper à une morne et oppressante réalité. L’attraction de la gravité change constamment d’angle d’approche. Elles ont ainsi la liberté d’exprimer ses sensations à travers le mouvement. À la fois ensemble et seules, en s’exprimant, un lien se crée. Alors que la détresse et l’anxiété amenées par des forces extérieures augmentent, la seule porte de sortie est le haut de ce mur qui les supporte et les sépare à la fois. Avec un armé aux talons et la liberté au coeur, les danseuses se débattent pour surmonter les barrières sur le chemin.

À propos du réalisateur

Originaire d’Italie, Arturo Bandinelli est un cinéaste indépendant maintenant basé à Londres où il a étudié, graduant, en 2013, premier de sa classe avec honneurs du London College of Communication. Il est constamment à la recherche de nouveaux défis, visant la création de contenu unique et riche dans les différents formats de l’image en mouvement. Son objectif est de communiquer l’essentiel du message clairement grâce à des concepts clairs et un style visuel engageant.

Crédits: Interprétation: Kathryn Cooley, Maire Dee. Caméra, montage: Arturo Bandinelli. Direction artistique: Kathryn Cooley, Máire Dee. Andrea Boccodoro and Roberto Bengini – Composition musicale Cormac Byrne – Live music production/ Percussion and sound effects. Danny Bride – Recording engineer. Aine McGeeney – Vocals. Dr. Hannah Fahey – Vocals. Matthew Lockett – Drone operator

Durée: 3:34 min

Implied Lines par David Valolao

Non finito / Implied lines

Un film de danse sur l’état d’être autre.

Une réflexion sur la pluralité.

Présences, absences, langages et réalités.

Quand un corps entre en relation, que dit-il? Comment le regarde-t-on?

Comment peut-il collaborer avec d’autres corps même s’ils semblent hostiles? Comment peut-il reconnaître leur identité, leur potentiel, leur limites? Comment peut-il être reçu?

Comment reçoit-il?

Comment puis-je garder une perception fluide des frontières entre ce qui est moi et ce qui ne l’est pas?

À propos du réalisateur

David Valolao détient un diplôme en design graphique de l’Académie de Beaux-Arts de Gênes en Italie. Il découvre sa passion pour la narration à 20 ans et c’est à partir ce ce moment qu’il étudie la philosophie, l’écriture et la réalisation de courts-métrages. Il réalise son premier Exit, un thriller, puis reçoit le Tim Vision Award pour L’anima Nascosta. Son plus récent court-métrage Una partita ai confini del mondo a également remporté plusieurs prix.

Durée: 9:20 min

Toporzel par Iwona Pasińska
(Short Waves Festival)

Magnifiques paysages montagneux desquels les figures de danseurs apparaissent, rochers, buissons, la sévérité de la nature et sa force, tous s’entremêlent les uns aux autres, accentuant ainsi les liens puissants entre nature et humanité.

Toporzeł s’inspire des sculptures de Stanisław Szukalski. Dans le travail de cet artiste, qui cause de fortes émotions, le motif du corps humain apparaît; on peut y voir les muscles, la tension, le mouvement, le geste, l’expression. La sculpture est faite de terre, de la nature duquel l’homme fait partie – ce qui est l’angle d’interprétation de ce projet. Toporzeł n’aurait pu être créé ailleurs que dans dans la mine de quartz «Stanisław» des Montagnes Izerskie à Szklarska Poręba. Les Montagnes Karkonosze et Izerskie gardent des secrets. Ce sont des lieux où la magie se mêle à la réalité, où l’histoire de l’Esprit Légendaire de la Montagne prend vie.

À propos de la réalisatrice

Iwona Pasińska détient un doctorat en théorie du théâtre de l’Université Adam Mickiewicz et oeuvre comme chorégraphe, dramaturge du mouvement, théoricienne de théâtre, directrice artistique de Movements Factory et fondatrice de la Movements Factory Foundation. Première danseuse du Polish Dance Theatre en 1997, Pasińska en devient, en 2016, la directrice artistique. Depuis 2010, elle a par ailleurs collaboré comme chorégraphe et dramaturge du mouvement auprès de théâtres, d’opéras et de scènes alternatives. 

Crédits:Interprétation: Kacper Bożek, Jerzy Kaźmierczak, Zbigniew Kocięba, Dominik Kupka, Paweł Malicki, Michał Przybyła, Adrian Radwański. Direction photo, caméra: Marek Grabowski. Montage: Edyta Pietrowska. Costumes: Andrzej Grabowski, Adriana Cygankiewicz. Direction artistique: Iwona Pasińska. Musique: Henryk Mikołaj Górecki. Son: Aleksandra Konik. Correction-couleur, post-production: Mirosław Mamczur. Sélection du lieux: Andrzej Grabowski. Production: Polish Dance Theatre 2019.

Durée: 7:49 min

Clémentine par Chantal Caron

Clémentine, un cri au-delà des entrailles. Une rencontre insolite avec la matière où l’instinct animal prend toute sa place au contact du minéral. Se détacher des paillettes et s’envelopper de vase, renouer avec sa part d’ombre pour mieux révéler sa lumière. Clémentine, c’est un parcours initiatique menant vers l’état pur et naturel où les mémoires font naufrage pour libérer l’âme.

À propos de la réalisatrice

Chantal Caron, chorégraphe et directrice artistique de Fleuve Espace danse, a développé une spécialité chorégraphique en extérieur, utilisant comme décor la magnificence de la nature. Elle a récemment été nommée Membre de l’Ordre du Canada, «pour ses créations artistiques mettant en valeur le patrimoine naturel». Son premier court métrage, Glace, Crevasse et Dérive, a été primé par plusieurs festivals internationaux. Son engagement lui a également valu d’être nommée Ambassadrice du Saint-Laurent par la Fondation David-Suzuki.

Crédits: Interprétation: Clémentine Schindler. Direction photo, montage: Julia Perron Langlois. Caméra: Julia Perron Langlois, Richard Saint-Pierre. Direction artistique, costumes: Chantal Caron.