Avec Bordélique, Mélissa Martin (aussi connue sous le nom de Melmaze) plonge le public dans un univers inspiré des rêves et des cauchemars, où réalité et fiction se confondent. Portée par des influences issues des danses de rue et d’un parcours multi-styles, cette première œuvre chorégraphique met en scène des personnages cherchant à affronter ce qui les trouble au cœur d’un monde instable et onirique. Originaire du Nouveau-Brunswick et établie à Québec, Mélissa Martin développe une démarche scénique expressive, éclatée et profondément ancrée dans l’imaginaire.
L’Inconsistance, du collectif montréalais Vâtchik Danse fondé par Nasim Lootij et Kiasa Nazeran, propose une réflexion chorégraphique sur les violences vécues par les Iraniens depuis 1979. Inspirée de l’expressionnisme allemand et de La Table verte de Kurt Jooss, la pièce met en scène deux interprètes et une bande de papier en constante transformation, symbole de l’esprit humain et de ses illusions. Tour à tour objet de désir, masque ou instrument de violence, cette matière révèle la fragilité des idéaux et les mécanismes de l’aveuglement. Entre gestes naïfs, tensions physiques et images troublantes, l’œuvre navigue entre grotesque et tragique pour interroger notre capacité à voir — ou refuser de voir — la réalité.
Avec nodus tollens, Lamont, artiste du mouvement originaire de Terrebonne, explore le moment où les récits qui nous définissent cessent de suffire. À travers un solo intime et vulnérable, iel interroge l’identité, l’héritage choisi et ce que l’on devient lorsque le fil se rompt. Diplômé·e du programme Modus Operandi à Vancouver, iel développe une pratique engagée auprès des communautés queer et des adolescent·e·s. Il s’agit de sa troisième participation au Festival Quartiers Danses en contexte urbain.