Moïra met en scène trois femmes-sorcières, incarnations des sœurs du destin. Dans un univers visuel et sonore envoûtant, les interprètes manient habilement leurs longues tresses, symboles des émotions des trois Moires, invitant le public à se connecter à sa propre humanité.
À l’invitation du Festival Quartiers Danses (FQD), Louise Bédard présentera une performance en solo en extérieur, fidèle à son approche artistique adaptable selon le lieu de représentation. Danser en plein air apporte une fébrilité particulière à ses performances, révélant une danse authentique et dépouillée. Les imprévus, souvent dictés par les conditions météorologiques, créent des « beaux accidents » qui enrichissent la performance. Louise Bédard apprécie particulièrement ces environnements non contrôlables, où l’inattendu et la curiosité réciproque entre la danseuse et le public émergent naturellement.
À partir de simples cadres où les canevas ont été abandonnés, deux danseuses confèrent à ces formes reconnaissables une portée singulière. La grâce et la simplicité nous interpellent avec l’éclat et la fraîcheur d’un tableau vivant. Offerte en extérieur, cette œuvre se déploie sous forme d’installation chorégraphique, avec la complicité du spectateur.
Les Mains froissées : une danse tissée serrée où s’échafaudent des impressions, des images et un langage du corps prêt à transiger avec la contrainte. L’espace devient matière à élaborer des chimères et se transforme devant le spectateur, avec sa participation. La pièce se divise en cinq tableaux se juxtaposant dans un ordre précis, variable selon le lieu et ses contraintes.
« Je crie ! C’est un appel d’urgence pour faire entendre ma voix, dans cette période de crise. Ce qui se déroule dans le monde est souvent surprenant. Nous sommes souvent émus par les publications sur les réseaux sociaux. Les inégalités, l’outrance, les préjugés et la calomnie nous blessent. Mais quand nous sommes confrontés à l’injustice en personne, que faisons-nous ? Nous attrapons notre téléphone pour prendre un selfie et publier un autre message qui fera sensation. Sommes-nous sous l’emprise d’une force invisible ?
Nous nous plaignons de la faim dans le monde, alors que chaque jour les poubelles des restaurants et des hôtels regorgent de nourriture encore consommable. Nous disons que les pays du Sud sont pauvres, qu’ils représentent la misère du monde. Mais pourquoi tant d’expatriés et de multinationales ne se pressent-ils jamais de retourner dans leur pays d’origine une fois arrivés là-bas ? Pourquoi les politiciens des pays du Sud luttent-ils pour rester au pouvoir, sans se presser de quitter cet « enfer »?
Pourtant, la vie humaine est sacrée. Mais en réalité, nous vivons une tout autre situation. »