
Montréal, le 10 juin 2025 – Septembre marque le début des nouveaux projets, le retour à l’école, l’éveil des idées, les esprits en effervescence. L’air s’adoucit, la lumière se dore, et la danse envahit Montréal, ses salles, mais aussi ses places publiques, surprenant et charmant les passants, les spectateurs comme les curieux. Du 4 au 14 septembre 2025, Montréal s’affirme capitale de la danse contemporaine à l’occasion de la 23e édition du Festival Quartiers Danses (FQD). C’est plus d’une trentaine de chorégraphes et de compagnies québécoises, canadiennes et internationales qui seront présenté.e.s à la Cinquième Salle de la Place des Arts, au Théâtre des Grands Ballets, au Musée McCord Stewart, à l’ONF avec des films autour de la danse, et même à ciel ouvert — jusqu’au sommet du belvédère du Mont-Royal ! Ces programmations cinéma et en contexte urbain seront dévoilées le mois prochain.
Cette année, le festival célèbre l’art autochtone du Québec, avec, pour ambassadrice Barbara Diabo et ambassadeur Ghislain Picard. Parmi d’autres temps forts, il accueille de grandes dames de la danse contemporaine comme Jane Mappin et Denise Clarke, le danseur et chorégraphe des Grands Ballets Canadiens, Étienne Delorme, Willow Seeds, révélé au grand public grâce à l’émission Révolution, le chorégraphe Janusz Orlik et Le Wroclaw Opera Ballet à l’occasion d’un Focus Pologne, l’étonnant Cai Glover, ou encore l’énergie du krump avec 7Starr. Les horizons des enfants seront aussi élargis grâce au FQD Mini : un rendez-vous spécialement pensé pour eux.
« En ces temps parsemés de troubles, à l’international comme parfois au sein même de nos foyers, il est essentiel de ne pas oublier de rêver, de vibrer, de se mêler aux autres autour de ce que l’humanité a de plus précieux : sa capacité à créer du beau, suspendu dans le temps. Je vous invite à venir découvrir, dans nos salles, les œuvres soigneusement sélectionnées par notre équipe artistique. Mais aussi, aux quatre coins de Montréal, là où la danse surgit gratuitement, sans souci de prix, pour offrir à toutes et tous un moment d’évasion, de grâce et de partage. » — Rafik Hubert Sabbagh, directeur artistique et fondateur du Festival Quartiers Danses

La 23ᵉ édition du FQD donne une place d’honneur à l’art autochtone, avec une série d’œuvres marquantes portées par des artistes ancré.e.s dans leur culture et leur territoire.
En ouverture de festival le jeudi 4 septembre 20 h à la Cinquième Salle de la Place des Arts, Ghislain Picard prononcera un discours marquant pour introduire cette célébration. Ces rendez-vous, à ciel ouvert ou dans les salles, incarnent une rencontre vivante entre traditions et modernité, et témoignent de la richesse des voix autochtones du Québec et d’ailleurs. Par la danse, la parole et la présence, ces artistes réaffirment leur territoire et leur vision du monde.
Le samedi 6 septembre à 12 h 30, dans le cadre de la programmation gratuite en contexte urbain, le belvédère Kondiaronk du Mont-Royal vibrera au rythme d’une série de performances extérieures et gratuites, signées, entre autres, par Marshall Kahente Diabo, Simik Komaksiutiksak, Ryleigh Mayo, ainsi qu’un Pow-wow, en clôture de programme.
Le lundi 8 septembre, la Salle Alanis Obomsawin de l’Office National du Film accueillera une projection de courts-métrages réalisés par des artistes autochtones, suivie d’une table ronde.
Moment fort de cette 23e édition, le samedi 13 septembre à 20 h, au Studio-Théâtre des Grands Ballets Canadiens, le FQD présentera une soirée consacrée à la diversité des voix autochtones. Seront notamment à l’affiche Victoria Hunt, artiste interdisciplinaire d’origine māori, kanak et autochtone hawaïenne (Kanaka Maoli), qui explore la mémoire du corps et les liens spirituels avec les ancêtres; Nina Segalowitz, artiste inuite et dénée, connue pour son chant de gorge saisissant; Marshall Kahente Diabo, chorégraphe mohawk de Kahnawà:ke, engagé dans la transmission culturelle par le mouvement; et Lou Lou la Duchesse de Rière, première artiste burlesque mohawk à s’être imposée sur la scène internationale. Simik Komaksiutiksak, danseur inuite basée à Montréal. Le A’nó:wara Dance Theatre, compagnie dirigée par Barbara Kaneratonni Diabo, viendra compléter cette programmation puissante.
Ces instants, à la croisée des territoires et des traditions, témoignent d’une créativité vibrante et d’une volonté commune de faire dialoguer mémoire, identité et contemporanéité.

Cette année, le FQD explore la vitalité de la scène chorégraphique polonaise avec un Focus Pologne audacieux. Le samedi 6 septembre à 20 h à la Cinquième Salle de la Place des Arts, le chorégraphe Janusz Orlik présentera III Symfonia, un solo intense de 65 minutes, alliant rigueur physique et charge émotionnelle. Le Ballet de l’Opéra de Wroclaw montera sur scène avec plusieurs courtes créations en première Nord-Américaine, présentées les jeudi 11 et vendredi 12 septembre à 20 h au Studio-Théâtre des Grands Ballets Canadiens, en dialogue avec la scène locale et canadienne. Et le vendredi 12 septembre sur l’heure du midi Place d’Armes, Agata Życzkowska dévoilera Blue Gold, un solo follement humoristique sur les problématiques sociales et politiques.
Ce programme est enrichi par la présence de créateurs internationaux invités, tels que Linus Jansner (Suède) avec What Falls Doesn’t Always Land présenté le lundi 8 septembre à 12 h 30 Place des Festivals, le samedi 13 septembre à l’Atrium du Studio Théâtre des Grands Ballets Canadiens. Lene Boel (Danemark), déploirera ses œuvres de Popping, Electro et de breaking WAR – GREED et TRANSHUMANIST, respectivement le dimanche 7 septembre à la Cinquième Salle et le dimanche 14 septembre au Studio-Théâtre des Grands Ballets. Cette ouverture internationale souligne l’ambition du FQD d’être une plateforme d’échanges artistiques, capable de mettre en dialogue les scènes émergentes et établies de la danse de créations contemporaines.

Du 4 au 14 septembre, les scènes de la Cinquième Salle de la Place des Arts puis du Studio-Théâtre des Grands Ballets Canadiens accueilleront chaque soir des œuvres fortes, sensibles et percutantes.
Avant les spectacles au Studio-Théâtre des Grands Ballets Canadiens, le FQD vous proposera aussi de courtes performances de danse dans l’Atrium, présentées dans un cadre plus informel et permettant de découvrir les artistes autrement : dans une atmosphère intime et conviviale, ces Préludes offriront l’occasion de s’immerger brièvement dans leur univers et de partager un temps d’échange et de détente.
La soirée d’ouverture, le jeudi 4 septembre à 20 h, marquera le coup d’envoi du festival avec éclat. À la Cinquième Salle, le public y découvrira Vif, un solo d’Étienne Delorme, danseur et chorégraphe des Grands Ballets Canadiens, Landback Waackers du A’nó:wara Dance Theatre ainsi que Charles Brecard qui présentera Il pleut, il plaint, il rage, une œuvre très physique, mélancolique et émotionnelle.
Parmi les moments marquants à venir : WAHSIPEKUK: Au-delà des montagnes d’Ivanie Aubin-Malo, ainsi que Honey Never Spoils de Zachary Bastille et Auf Wiedersehen de Pauline Gervais — une deuxième soirée de festival vibrante, engagée et énergique (5 septembre). Kyra Jean Green qui offrira Happy to be home (6 septembre) à la Cinquième Salle, une pièce à la fois ludique et touchante. Thoughts and Prayers de Andrew Skeels en collaborations avec les jeunes diplômés de l’École de danse contemporaine de Montréal et l’École Supérieure du Ballet du Québec (7 septembre), Oh Mother, Oh Brother de Cai Glover, un duo à la fois délicat et viscéral (11 septembre). COWORKER, un solo bouleversant de Nicholas Bellefleur et Late Bloomer d’Hélène Simoneau mais aussi une nouvelle création du Wroclaw Opera Ballet (12 septembre).
Danseur et chorégraphe du FQD, Charles Brecard formera un duo électrisant en collaboration avec le pionnier du krump montréalais 7Starr autour de la pièce SKLTR (13 septembre). Ce dernier présentera aussi son solo Retraced (14 septembre), une œuvre où la puissance du krump dialogue avec la mémoire du corps et la résilience.

La programmation en salle fait aussi place à de grandes figures : Jane Mappin proposera Étude 3: Fleeting Moments (12 septembre), un solo introspectif sur la fragilité du temps. Denise Clarke, icône de la danse contemporaine canadienne, livrera Praying Solo (13 septembre à 13 h 30 au Musée McCord-Stewart), une pièce magnétique empreinte d’humanité. Rendez-vous insolite, Le vendredi 5 septembre à 16 h, le chorégraphe Charles-Alexis Desgagnés offrira Ouvre mes yeux au 312 l’avenue Des Pins Ouest dans l’intimité d’un studio (Chez Personne). Cette pièce sera reprise les 9, 10, 11 et 12 septembre à 16 h et les billets seront bientôt mis à la vente.
Et les enfants? Ils ont aussi leur rendez-vous : le FQD Mini! Le dimanche 14 septembre place à l’imaginaire et au mouvement dès 10h30 à l’Atrium du Studio-Théâtre des Grands Ballets avec Chemin aux mille pousses, une performance participative de 40 minutes présentée par Alexandra Caron et Emmanuelle Lizière.
Du solo intime à la fresque chorégraphique, du krump à la danse-théâtre, des artistes établis aux voix émergentes, chaque soirée promet un véritable tour d’horizon de la création contemporaine.
