Laboratoire physique

Mercredi 17 septembre, 19 h 30
Amphithéâtre du Gesù
1202, rue de Bleury

 
Jeux de mots, jeux de corps, intonations franches et gestuelles affirmées. Issus de parcours variés, les maîtres de cette soirée tirent les ficelles de leurs œuvres avec justesse et précision.
 

Jean Asselin -paysageJean Asselin / Compagnie Omnibus le corps du théâtre (Montréal)
Misère et splendeur d'une courtisane

Courtisane, escorte, péripatéticienne, prostituée. Nuances. Euphémismes. Misère et splendeur d’une courtisane actualise le regard balzacien, nos perceptions extrémistes du plus vieux métier du monde : tantôt sujet de sublimation adulé, tantôt objet de consommation méprisé. Une travailleuse du sexe se livre à une analyse psychique. Comme une éponge, son corps en exprime le territoire mental; ici, le corps féminin est sculpté de l’intérieur. Sylvie Chartrand donne à voir, d’après le témoignage authentique d’une courtisane, le morceau d’anthologie musicale du compositeur Yves Daoust.
 
« À conseiller à tous les amoureux du langage : gestuel, littéraire, sensuel, sonore, métaphorique, théâtral, sensoriel, dansé, etc. De magnifiques leçons d’humanité corporelle […] »
— Brigitte Manolo, Voir
 

Interprète : Sylvie Chartrand
Maître d'oeuvre : Jean Asselin
Musique : Yves Daoust
Interprètes musicaux : Lily et Simone Chartrand
Éclairages : Mathieu Marcil
Photographe : Catherine Asselin-Boulanger
Perruque : Carol Gagné
Costumes : Sylvie Chartrand, Jean Asselin et la boutique Il Bolero
Maquillage : Nancy Rivest
Remerciements : Conseil des arts de Montréal, Conseil des arts et des lettres du Québec, Conseil des arts du Canada et Le Devoir

GPM. Léontine Parc 1 (500) - copieLe Groupe de poésie moderne (Montréal)
Splendeur du mobilier russe

Dans Splendeur du mobilier russe, les membres d’une compagnie de théâtre sont égarés et tentent de retrouver leur chemin. Ils s’interrogent sur ce qui a pu les faire dévier et les mener là où ils se trouvent. Ils tentent de retourner vers un lieu idéal, en faisant converger leur trajectoire avec celle sur laquelle ils devraient se trouver. De la rencontre de ces deux trajectoires naîtra « le moment de la grande réconciliation ».
 
« […] le GPM s’est tricoté une niche unique où le jeu, l’intelligence et le plaisir osent se montrer pour ce qu’ils sont. »
— Michel Bélair, Le Devoir

 
Auteurs : Benoît Paiement et Bernard Dion
Interprètes : Sophie Faucher, Larissa Corriveau, Félixe Ross, Pascal Contamine et Christophe Rapin
Mise en scène et collage des textes : Robert Reid
Répétiteur / œil extérieur : Robert Reid
Musique : Sylvain Bertrand
Musicien : Sylvain Bertrand
Éclairages : Simon Deraspe
Photographe : Francis Moreau et Robert Reid

photo2-0014Johanne Marie Tremblay (Montréal)
Tout ça pour dix minutes en septembre

« Ma joie est immense dans la démarche artistique de création. Le chemin qui mène à la représentation de l’œuvre m’enthousiasme, éveille mon imagination. Pourtant, la représentation demeure pour moi un moment où ce plaisir se perd. Le public devient ce monstre aux mille yeux qui peut me juger et me détruire. Je danserai ce mouvement d’aller-retour, d’apprivoisement entre l’artiste et le public, dans l’intention de garder le plaisir de la création jusque dans la représentation, de faire ami avec le public pour lui offrir ma création. »

Chorégraphie : Johanne Marie Tremblay et France Roy
Interprète : Johanne Marie Tremblay
Musique : Étienne Loranger
Remerciements : France Roy
Photographe : Rafik Hubert Sabbagh